Fiche de source · Université de Neuchâtel, sociolinguistique historique
Georges Lüdi (2009) — Les confessions comme genre textuel judiciaire
Georges Lüdi étudie les confessions de sorcellerie du Jura et de Neuchâtel comme une forme de texte produite par des institutions, avec des modèles narratifs récurrents et des variations locales.
Ce que dit le document
Georges Lüdi étudie les confessions de sorcellerie du Jura et de Neuchâtel comme une forme de texte produite par des institutions, avec des modèles narratifs récurrents et des variations locales.
Observations historiques
- Chapitre de Georges Lüdi, « Confessions criminelles. Réflexions sociolinguistiques à propos d'un genre textuel au début de l'ère moderne », publié chez Peter Lang en 2009 dans un ouvrage édité par Dorothée Aquino-Weber, Sara Cotelli et Andres Kristol.
- Les pages imprimées 175–197 ont été extraites et lues dans le PDF universitaire de l'Université de Neuchâtel.
- La note 1, p. 177, inclut Toinatte Grillon, Catherine Siron et Jeanne Mittet, tous trois référencés en 1596 dans le corpus comparatif.
- Lüdi distingue les caractéristiques répétitives de l'imaginaire du diable, de la secte et des maléfices de l'ancrage local très précis des dépositions.
- Son hypothèse, p. 188–189, est que des professionnels judiciaires maîtrisaient un genre de « confessions » organisé et transmis ; une telle hypothèse ne démontre pas les gestes précis de chaque greffier.
- L'auteur reconnaît dans ses conclusions, p. 193–195, les lacunes documentaires et le statut provisoire de son interprétation.
- L'ouvrage est une étude linguistique, non l'édition critique de toutes les pièces originales.
Ce que l’on peut en déduire
L'analyse d'un « format » de confession aide à distinguer l'écriture du greffier, l'horizon d'attente des juges et la parole attribuée aux personnes poursuivies.
Le chapitre a été lu sous forme PDF texte. Son argument sociolinguistique n'est pas une démonstration judiciaire d'un faux particulier, ni une vérification de tous les dossiers cités.
Prolonger l’enquête
- Quatre femmes devant les juges : Cornol, Saint-Ursanne et Montmelon (1595–1596)
- La grande histoire des chasses aux sorcières : sources, procès et résistances (1428–1750)
- Lire la partie historique correspondante
Notice originale ; de brefs extraits de l’édition Savoy sont présentés avec provenance. Les témoins indépendants restent accessibles pour une confrontation critique.
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