Fiche de source · Archives de l’ancien Évêché de Bâle / Histoire de la justice
Marguerite Frantz, sage-femme de Cornol — Procès et libération en 1595
Les Archives identifient Marguerite Frantz, épouse d'Étienne Bougeon et sage-femme à Cornol ; elles indiquent qu'elle a résisté à la torture, n'a pas avoué et a été libérée sous urphède.
Ce que dit le document
Les Archives identifient Marguerite Frantz, épouse d'Étienne Bougeon et sage-femme à Cornol ; elles indiquent qu'elle a résisté à la torture, n'a pas avoué et a été libérée sous urphède.
Observations historiques
- La période du dossier va du 21 mai au 7 août 1595 et comprend quatre pièces.
- Marguerite est présentée comme la fille d'un ancien meunier de Miécourt et l'épouse d'Étienne Bougeon, exerçant comme sage-femme à Cornol.
- Le résumé archivistique rapporte la libération sous urphède parce qu'elle n'avait rien avoué malgré la torture.
- Une prétendue marque satanique est dite découverte dans la pièce no 3, p. 9. L'existence d'une marque décrite par les juges n'en fait pas une preuve de sorcellerie.
- Les modalités exactes de l'urphède et de la libération demandent la lecture directe de la pièce.
Ce que l’on peut en déduire
Cette affaire démontre que, dans cette juridiction, la résistance aux interrogatoires et à la torture pouvait aboutir à une libération, sans constituer une garantie générale.
La mention d'une « marque » n'est pas adoptée comme fait démonologique ; seules la description archivistique et ses limites sont ici utilisées. Les pièces et urphèdes n'ont pas été transcrites intégralement.
Prolonger l’enquête
- Quatre femmes devant les juges : Cornol, Saint-Ursanne et Montmelon (1595–1596)
- La grande histoire des chasses aux sorcières : sources, procès et résistances (1428–1750)
- Lire la partie historique correspondante
Notice originale ; de brefs extraits de l’édition Savoy sont présentés avec provenance. Les témoins indépendants restent accessibles pour une confrontation critique.
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